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| TVA sociale La TVA sociale est un concept fiscal visant à limiter ce qui est considéré comme du dumping social en finançant la protection sociale par la taxe sur la valeur ajoutée, qui touche tout produit commercialisé, plutôt que par un prélèvement sur les salaires, qui pénalise uniquement la production locale. Il ne s’agit donc pas en pratique d’augmenter les prélèvements obligatoires mais d’en modifier uniquement le mode de prélèvement. La TVA sociale vise à changer le mode de financement de la protection sociale, en augmentant la TVA et en baissant ou éliminant les cotisations sociales d’un montant équivalent. Les résultats espérés sont alors que :
Contrairement à la taxe Lauré, qui vise à taxer uniquement les produits importés depuis des pays à faible coût de main-d’œuvre, la TVA sociale ne pose aucun problème vis-à-vis de possibles accords de libre échange, car tous les produits et services sont taxés de la même façon.
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La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect sur la dépense. Dans la plupart des pays de l'Union européenne, cet impôt est fixé par l'État, et est appliqué à tous produits vendus (biens et services). La valeur de la taxe est proportionnelle au prix de vente hors taxe (ht). Par exemple : si la TVA est de 20%, le prix toutes taxes comprises (TTC) sera de 20% supérieur au prix ht. Il existe, selon les pays, différents niveaux de TVA, y compris à l'intérieur d'un même pays (cf. la table des taux selon les pays, plus loin). La collecte de la TVA se fait de manière fractionnée par les entreprises : un acheteur paie ses achats TTC, la TVA incluse est collectée par l'entreprise, qui doit la verser à l'État. Si cette entreprise achète elle-même d'autres produits ou services, elle paye de la TVA dessus. Elle déduit donc cette TVA déjà versée de ce qu'elle versera à l'État. Ce mécanisme s'appelle la récupération de la TVA sur les achats. Dans certains cas, si une entreprise paie plus de TVA dans ses achats qu'elle n'en collecte par ses ventes, elle récupère la différence auprès de l'État. En même temps, le Conseil avait adopté la 2e directive TVA qui établissait des règles d'harmonisation en matière :
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Très vite, un besoin accru d’harmonisation allait se faire sentir, ce qui allait pousser le Conseil, sur proposition de la Commission à adopter le 17 mai 1977 la directive 77/388/CEE (6ème directive TVA) qui constitue encore à l’heure actuelle le texte de référence en matière de TVA communautaire. Conformément aux traités fondateurs de l’Union européenne, tous les Etats membres ont dû transposer cette directive, ainsi que les modifications qu’elle a subies au fil temps, dans leur ordre juridique interne. Il en a été de même pour les nouveaux venus dans la Communauté, les directives adoptées par l’Union européenne faisant partie de l’acquis communautaire que ces derniers ont l’obligation de transposer dans leur ordre juridique interne pour devenir Etats membres.
Pour résoudre notamment les problèmes évoqués ci-dessus, la Commission des Communautés européennes continue à déposer régulièrement des projets de directives destinés à améliorer la fonctionnement de la TVA. Ces propositions sont néanmoins difficiles à faire passer, toute décision du Conseil des ministres de l'Union européenne nécessitant l'unanimité des Etats membres pour être adoptée. |
Les opérations soumises à TVA
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Le régime transitoire de 1993La modification la plus importante que la 6e directive a eu à subir est sans conteste celle qui est entrée en vigueur le 1er janvier 1993, au moment où l’avènement du marché unique a aboli les contrôles douaniers aux frontières pour le trafic intracommunautaire de marchandises. Nonobstant la disparition de ces contrôles, il fallait mettre en œuvre des mesures permettant d’assurer le suivi fiscal des marchandises. Ce fut l'occasion d'introduire dans la réglementation une nouvelle catégorie d'exemptions, à savoir celles qui s'appliquent aux livraisons intracommunautaires de biens ainsi qu'une nouvelle opération imposable appelée l'acquisition intracommunautaire de biens. Soulignons qu'en l'occurrence, les mesures en question ne devaient être que transitoires, un régime définitif de taxation des échanges de biens entre les États membres devant être adopté et entrer en vigueur le 1er janvier 1997. Faute d’accord entre les États membres, le régime définitif ne fut jamais adopté de sorte qu'à l'heure actuelle c'est toujours le régime transitoire initié en 1993 qui règle le trafic intracommunautaire de marchandises. La réforme de 1993 fut également l'occasion de mettre en œuvre des mesures d'harmonisation en matière de taux de TVA. Ainsi, le taux normal fut fixé à un minimum de 15%. Aucun accord ne put toutefois être trouvé sur un taux normal maximal; d'où la grande disparité des taux actuels dans la Communauté : des 15% appliqués au Grand-duché de Luxembourg aux 25% (sans taux réduits) appliqués au Danemark. En même temps, les États membres étaient autorisés à appliquer un ou plusieurs taux réduits. Comme il s’était avéré impossible de gommer les grandes disparités de taux, le régime transitoire contenait également des mesures destinées à éviter le «shopping fiscal», notamment dans le chef des particuliers. Ces mesures sont désignées sous le vocable de régime des ventes à distance. |
Bien que très productive, la TVA pose néanmoins des questions de société. Elle est qualifiée d'injuste pour au moins deux raisons :
Inversement, elle favorise la justice fiscale en incitant chaque entreprise intermédiaire à déclarer ce qu'elle a acheté, donc à déclarer le chiffre d'affaires de son fournisseur, limitant les possibilités d'évasion fiscale. Quand une grande partie du budget de l'État est issu de la TVA, elle incite l'État à favoriser une bonne croissance pour financer ses projets. Dans une période de pénurie, quand la production de biens ne suffit pas aux besoins, c'est une bonne motivation. Mais hors périodes de pénurie, par exemple de nos jours en France, cette politique peut se révéler à double tranchant. Voici ce qu'on observe.
Le cercle vicieux (ou vertueux, selon le point de vue) est en place. Mentionnons également la situation des entreprises qui produisent et vendent des biens ou services destinés aux particuliers. Il est courant pour ces entreprises de ne pas contrôler le prix final pratiqué sur le marché qui dépend en grande partie de la perception de la valeur accordée par les clients au bien ou au service et de la situation concurrentielle du marché ou ces biens ou services sont vendus. Dans ces conditions, la TVA réglée constitue une taxe effectivement payée par les entreprises impliquées dans la production et la distribution de ce type de biens ou services. Prenons l’exemple où le prix d’un bien sur un marché concurrentiel est fixé à 299,00 euros TTC. Si par exemple le taux de TVA passait de 20,6 % à 25,6%, il serait plus que probable en pratique (pour des raisons de maintien du prix en dessous du seuil des 300 euros) que le prix final pratiqué aux consommateurs resterait de 299 euros, tandis que la taxe additionnelle payée serait supportée par les entreprises de distribution et de production du bien (dans la proportion de leur contribution respective à la valeur ajoutée bien sûr). En tout état de cause, toute augmentation du prix de vente aux consommateurs se traduira par un risque non contrôlable (car non prédictible -- les élasticités de la demande étant une propriété en pratique non mesurable par les entreprises et donc opérationnellement inaccessible c'est-à-dire non réfutable) de vendre une moindre quantité du bien concerné. In fine tout ou partie de la TVA est bien payée par les entreprises de distribution et de production du bien et pas seulement par les consommateurs. Cet argument peu perçu par le public et d'une importance politique fondamentale et montre qu'en définitive cette taxe pénalise l'ensemble de sociétés qui ne peuvent pas contrôler le prix final des biens et services vendus aux particuliers, y compris, in fine, le producteur du bien lui-même (dans la proportion de sa contribution à la valeur ajoutée). |
| TVA sur les Importations - TVA sur les Exportations TVA - t.v.a - T.V.A - numéro de TVA intra-communautaire
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À partir de ce jour, il sera plus facile pour les entreprises d'Europe de vérifier la validité du numéro d'identification à la TVA de leurs clients sur l'internet. La Commission a mis en place un service en ligne qui permet aux entreprises d'accéder à certaines parties du système d'échange électronique d'informations utilisé par les autorités fiscales et connu sous le nom de «système d'échange d'informations sur la TVA» ou «VIES». L'utilisation de ce nouveau service se traduira par un gain de temps et une réduction des coûts administratifs tant pour les entreprises que pour les administrations fiscales. En vertu des règles actuelles en matière de TVA, les livraisons de biens effectuées par un opérateur dans un État membre en faveur d'un opérateur situé dans un autre État membre sont exonérées de la TVA dans le pays d'origine, au motif qu'elles sont imposées dans le pays de destination. Cependant, un opérateur effectuant des livraisons intracommunautaires doit s'assurer que son client est assujetti dans un autre État membre avant d'expédier les marchandises exonérées de la TVA, s'il ne veut pas se voir obligé d'acquitter lui-même la TVA. Jusqu'à ce jour, un fournisseur qui désirait s'assurer de la validité d'un numéro d'identification à la TVA communiqué par un client devait contacter sa propre administration fiscale pour que cette dernière interroge le VIES et lui confirme la validité du numéro de TVA communiqué. Il appartient à la Commission de veiller à ce que les entreprises puissent développer leurs activités au sein du marché intérieur de l'UE le plus simplement possible, en supprimant les obstacles pratiques qui représentent un casse-tête pour les entreprises. En lançant le nouveau service, Frits Bolkestein, le commissaire chargé de la fiscalité a déclaré: «Il s'agit à nouveau d'une mesure importante qui permettra de faire plus facilement des affaires dans le marché intérieur de l'UE. Cette nouvelle avancée s'inscrit dans le cadre de la stratégie que j'ai annoncée en 2000 et qui vise à améliorer le fonctionnement du régime de la TVA.» Le service en ligne, auquel tout particulier a désormais accès gratuitement, permet d'interroger les bases de données de numéros d'identification à la TVA que chaque État membre gère dans le cadre du VIES. La base de données contenant les numéros d'identification à la TVA ne représente qu'un aspect du VIES. Les particuliers qui se connectent au site n'auront pas accès aux autres informations VIES utilisées par les autorités fiscales des États membres pour les besoins des contrôles de TVA, et dont la consultation doit être strictement réservée aux autorités fiscales, afin de garantir la confidentialité des informations concernant les contribuables. Dans le régime de TVA actuel, toutes les livraisons intracommunautaires effectuées entre des opérateurs assujettis à la TVA sont exonérées de la TVA dans le pays de vente, la taxe étant déclarée dans le pays de destination par l'opérateur destinataire des marchandises. En principe, le client communique son numéro d'identification à la TVA au fournisseur au moment où il passe sa commande. Mais c'est au fournisseur qu'il revient de confirmer que son client est bien enregistré à la TVA dans un autre État membre avant d'expédier les marchandises en franchise de TVA. Dans le cas contraire, le fournisseur peut se voir obligé d'acquitter lui-même la TVA. Jusqu'à ce jour, un fournisseur qui désirait confirmer la validité du numéro d'identification à la TVA communiqué par son client devait généralement contacter sa propre administration fiscale pour que cette dernière interroge le VIES et lui confirme cette validité. En supprimant cet intermédiaire, le nouveau service offert accélère la procédure de vérification, ce qui se traduit par un gain de temps et une réduction des coûts tant pour les entreprises que pour les administrations fiscales. L'objectif global est de faciliter les opérations commerciales légitimes au sein du marché intérieur, tout en améliorant les contrôles antifraude. |
| Remboursement de la TVA payée dans les pays de l'UE Beaucoup d’entreprises communautaires doivent assumer des dépenses dans d’autres Etats membres de l’Union européenne sans y être établies et sans y avoir effectué d’opération imposable. N’ayant aucun lien avec l’administration fiscale sur place, elles sont obligées d’assumer la TVA étrangère sur les dépenses engagées. La huitième directive du Conseil (79/1072/CE du 6 décembre 1979) fixe les modalités de remboursement de la TVA aux entreprises non établies dans l’Etat membre où cette taxe leur a été facturée pour une livraison d’un bien ou d’acquisition d’un service. Conformément à ce texte, les Etats membres ont défini la procédure de remboursement de la TVA supportée sur leur territoire par les entreprises concernées. |
Entreprises françaises ayant droit au remboursement L'entreprise française doit satisfaire aux conditions suivantes :
En règle générale, l'obtention du remboursement est subordonnée à la condition que l'entreprise ne se soit pas identifiée localement comme auteur de livraisons de biens ou de prestations de services taxables. S'il arrive (comme en Espagne et aux Pays-Bas) qu'une entreprise soit identifiée localement au titre d'acquisitions intracommunautaires (alors qu'elle n'est pas elle-même redevable de la TVA sur les livraisons et prestations qui s'ensuivent, les clients l'étant à sa place), cette circonstance ne s'oppose pas au remboursement. Nature des dépenses ouvrant droit au remboursement Le droit à remboursement se limite à la TVA ayant grevé les éléments du prix de revient des opérations qui ouvriraient droit à déduction dans le pays étranger si elles y étaient réalisées. L'entreprise française ne peut en effet récupérer que les montants de la TVA qui sont déductibles par les assujettis locaux. Il est important de remarquer que les exclusions du droit à déduction qui existent en France ne se retrouvent pas nécessairement dans les autres pays et que de ce fait certains frais engagés à l'étranger ouvrent droit à déduction de la TVA locale bien qu'étant par nature non détaxables en France. Modalités du remboursement Une demande de remboursement peut valablement être présentée : En tout état de cause, une demande ne peut valablement être présentée que si la taxe remboursable au titre de la période, majorée s'il y a lieu de celle afférente à la ou aux périodes précédentes, atteint une somme minimale variant selon qu'il s'agit d'une demande annuelle ou trimestrielle. La taxe dont le remboursement n'a pas été demandé au cours d'une période peut être prise en compte ultérieurement. Sauf en Belgique, la demande doit être présentée au plus tard le 30 juin de l'année civile suivant celle au cours de laquelle la TVA étrangère est devenue exigible. La demande de remboursement doit être souscrite sur un imprimé spécial à adresser aux services fiscaux de l'état membre dans lequel la taxe a été supportée. Il est possible d' utiliser le formulaire français au même titre que celui de l'état membre auprès duquel le remboursement est sollicité. Le formulaire doit être rempli en lettres capitales dans la langue du pays auquel le remboursement est demandé. Au Luxembourg, il doit être rempli en français. Pièces à joindre à votre demande de remboursement : les originaux des factures ou documents d'importation portant mention d'une taxe remboursable (l'administration locale appose son visa sur chaque facture ou document qu'elle restitue dans un délai qui ne doit pas normalement excéder un mois à compter de leur réception) ; une attestation du service des impôts dont relève l'entreprise française certifiant que cette dernière est assujettie à la TVA en France. (L'entreprise doit se procurer un exemplaire de cette attestation pour chacun des pays dans lesquels elle a des droits à faire valoir, étant précisé que chaque attestation reste valable pour toutes les demandes successives présentées dans l'année de sa délivrance) |

